Dans la majorité des domaines scientifiques, les outils de mesures numériques ont remplacé les « anciens » outils mécaniques. Dans le génie civil, de nombreuses innovations comme le mètre laser ou le niveau laser facilitent les travaux, augmentent leur productivité et leur précision. Aujourd’hui, il en est une qui apporte beaucoup à la construction et la rénovation de bâtiments, ainsi qu’à l’édification d’ouvrages d’arts : le ferroscan.

Le ferroscan

Intérêts

Le ferroscan est utile dans la phase de vérification et de contrôle. Effectivement il permet de visualiser la situation exacte des barres d’armatures et de contrôler l’épaisseur d’une couche de béton. Cet outil est grandement utile pour éviter les dommages post-construction. Aussi, le ferroscan permet de :

  • Préserver les aciers du béton lors des découpes par sciage ou carottage.
  • Calculer, avant travaux, la résistance de l’ouvrage afin de déterminer les renforcements nécessaires.
  • Certifier, après travaux, la bonne mise en œuvre et le respect des préconisations et des plans d’exécution en cas de sinistre ou de malfaçon.

D’autre part, le ferroscan est largement plébiscité puisqu’il peut mesurer de grandes superficies (maximum 1,8 mètre par 1,8 mètre) et de longues distances (maximum 30,5 mètres), ce qui est particulièrement pratique pour balayer des dalles de béton, des poutres, des ponts ou encore des tunnels.

Le résultat du balayage est affiché sur l’écran du ferroscan en 2D ou en 3D. Mais l’intérêt du système est plus grand. En effet, il enregistre les données des balayages qui sont compatibles avec des logiciels de Conception Assistée par Ordinateur (CAO). Aussi, sur des bâtiments existants, il est possible de (re)faire les plans de ferraillage.

Principe de fonctionnement

La méthode de détection des armatures par le ferroscan est intéressante puisque non destructive. Quant au principe de détection, il repose sur la résonance des matériaux magnétiques. Le ferroscan comporte une bobine excitatrice qui envoie à intervalles de temps réguliers un champ magnétique dans le béton. Tout corps métallique présent dans le volume inspecté induit un champ magnétique secondaire qui est détecté par sept bobines réceptrices. Les signaux sortant de ces bobines sont analysés, et permettent de déterminer l’emplacement et la taille des aciers.

Inconvénient

Mais, vous l’aurez compris, le système ne fonctionne pas pour les matériaux non ferromagnétiques. Autrement dit, le chauffage au sol, les gaines électriques et autres réseaux non ferromagnétiques ne peuvent pas être détectés. C’est pourquoi, d’autres moyens tels que le radar de structure existent.

Entre présent et futur

D’un point de vue global, le ferroscan représente une évolution dans la mesure numérique. Il a amélioré et remplacé une technique permettant de contrôler la qualité de pièces métalliques : la gammagraphie. Celle-ci était contraignante et à risque. Sur chantier, sa mise en place était longue et dangereuse du fait de l’émission de rayons gamma. De plus, elle nécessitait la présence de deux techniciens possédant pour au moins un d’entre eux, un certificat d’aptitude pour manipuler les gammagraphes.

Finalement, l’évolution permanente des outils de mesures numériques poussera le ferroscan vers une sortie lente et progressive. Aujourd’hui, la réalité augmentée tend à devenir un outil puissant et simple d’utilisation qui permettra de visualiser l’ensemble des réseaux dans les milieux du bâtiment, des travaux publics et du génie civil.

Démonstration du ferroscan

0 commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *